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IL TAPE SUR DES BAMBOUS
Lorsqu'il quitte son domicile, chargé de ses percussions et de
son saxo, il ne manque à fred Diaz qu'une barbe blanche et un long
manteau rouge pour ressembler à un père Noël passionnément
mélomane.Originaire d'Aucamville, Fred est installé depuis
plusieurs années dans le quartier des Amidonniers, où sa
petite fille, Anna, un an déjà, fait désormais ses
premiers pas.
Deux fois par semaine, il pose son djembé
à la Mjc des Amidonniers,où il donne le rythme des cours
de danse africaine.
Puis c'est au "57", le centre artistique du boulevard des Minimes,
qu'il se rend chaque mercredi pour donner des cours de percussions. Enfant,
puis adolescent, Fred a commencé son apprentissage musical par
la pratique de la flûte et de la guitare."A
l'époque, la musique était pour moi un loisir plus qu'une
véritable passion", confie-t-il. "Mais lorsque j'ai commencé
à jouer des percussions, peu après mes vingt ans, là
j'ai su que le virus m'avait piqué".
Passionné par les percussions et les
rythmes africains, Fred l'est aussi par l'Afrique, un continent qu'il
a visité à plusieurs reprises. "Le Mali, la Côte
d'Ivoire surtout, où j'ai fait plusieurs séjours".
Son aventure artistique, Fred la vit au sein du groupe Yéléna,
formation toulousaine nettement influencée par les musiques et
les chants d'Afrique de l'ouest. "Nous sommes une formation métissée,
en noir et blanc ; j'aime beaucoup ce concept. Nous avons sortie un album
en 2001, intitulé "Dambé", que nous avons autoproduit.
Actuellement, nous préparons notre deuxième
album, que nous espérons distribuer beaucoup plus largement que
le premier". En attendant, Fred et son groupe donnent une série
dans toute la région durant le mois de mars, avant de se produireau
Havana Café, le 4 avril prochain à Toulouse.
Insatiable, Fred trouve aussi le moyen de militer dans une association
de promotion des musiques africaines, Metiss'art, et pour jouer dans un
autre groupe, Kamara, où il s'évade des rythmes africains
pour donner dans la fusion. Tout pour la musique.
L La
dépêche-20 février 2003 .
Jérôme Bet
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