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Les cours collectifs de djembé
Avant de me lancer dans un monologue éffréné il
faut dire que tout ce que l'on connait on ne le doit pas qu'à
soi et c'est pourquoi je remercie ceux qui m'ont fait aimer et apprendre
cet instrument:
Germain Angéli qui m'a donné
le goût du djembé,
Soungalo Coulibaly qu'il est inutile de présenter
aujourd'hui tant son talent et tout ce qu'il a apporté au djembé
est important et enfin Karamoko Koné soliste du
groupe Yéléna qui
pas plus tard qu'hier me faisait suer à grosses gouttes sur mon
djembé.
1)Apprendre les sons du djembé:
Le djembé possède trois sons de base : la tonique ou médium
, le claqué et enfin la basse.Ca n'a pas l'air compliqué
à priori mais en fait c'est essentiel et pas si facile à
maîtriser.C'est sur ce travail de sons que j'insisterai au départ
en mettant l'accent sur la position des mains, du corps.
Une règle d'or :
le relachement (ou comme dirai Soungalo "lacher le corps").La
pratique du djembé peut se comparer à certains égards
à la pratique sportive : il faut se relacher le plus possible
tout en restant tonique et puissant pour donner le meilleur de son corps
et ainsi améliorer son endurance, éviter les courbatures
et perfectionner ses sons.
2)Les accompagnements du djembé:
Pour s'amuser rapidement et participer à des "boeufs intéressant"
il faut connaitre les accompagnements principaux (ceux que tous les
"djembefola" c'est à dire littéralement "celui
qui fait parler le djembé" se doivent de connaître
pour faire partie de la famille des "djembefolas").On s'attachera
donc dans un premier temps à les apprendre, puis à les
jouer en condition c'est à dire à les mélanger
entre eux pour créer au final des "polyrythmies d'accompagnement".
D'où l'intérêt du cours collectif qui permet de
donner aux participants autant d'accompagnements différents qu'il
y a d'élèves dans le cours.Ces rythmes d'accompagnement
restent le meilleur exercice pour faire l'apprentissage le plus complet
possible des sons, de l'endurance, de la vitesse et de la musicalité
en général.
Règle importante :
Bien maîtriser un accompagnement ne signifie pas simplement pouvoir
le jouer tout seul chez soi dans son bain, cela implique de le maîtiser
avec les meilleurs sons possibles et d'être toujours, quoiqu'il
arrive (délire rythmique du soliste, rythme endiablé,
catastrophes naturelles....), dans le tempo sans jamais céder
à la fatigue .
3) Le travail des doundouns et des solos de djembé:
Une fois qu'on est capable de maîtriser les deux étapes
qui précèdent on est enfin prêts à se mettre
sur le devant de le scène.
Etre soliste ne veut pas dire être le plus fort et faire le plus
de bruit possible.Cela signifie être capable "d'entendre",
être à l'écoute de chaque partie de la polyrythmie
pour pouvoir éventuellement replacer une petite chèvre
qui aurait perdu son chemin d'accompagnatrice.
C'est savoir placer ses phrases n'importe où dans la musique.
C'est rechercher la musicalité avant tout.
C'est mettre en place toutes les parties d'accompagnements et de doundouns.
Cela veut dire en fait que l'on possède son instrument sur le
bout des doigts et ça c'est le travail de toute une vie...
C'est tout ça que l'on va tenter d'approcher durant les cours
collectifs.
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